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Bulletin d'Information pour les Bibliothécaires de COHETA No 9, Mai 2004

La mission de COHETA est de promouvoir, en Afrique, une formation théologique évangélique de qualité, en pourvoyant des services d'appui, en facilitant la reconnaissance académique, et en encourageant la coopération au niveau continental et international.

Salut amis bibliothécaires et documentalistes!

Je crois que vous vous portez bien en ce moment de l'année 2004 et que vous êtes entrain d'expérimenter avec joie les défis et triomphes chacun dans son institution.

Dans ce numéro de BIBLICO:

  1. Dons des livres à l'intention des bibliothèques théologiques 
  2. Philosophie d'accroissement des collections (2e partie) 
  3. Bibliothèques digitales et bibliothécaires digitaux 
  4. Livres électroniques 
  5. Avons-nous besoin des bases de données électroniques 
  6. Vos courriers

1. Dons des livres à l'intention des bibliothèques théologiques 

BIBLICO a le plaisir de passer à nos lecteurs cette annonce de la part de “Evangelical Literature Trust." La plupart des bibliothèques des écoles associées à COHETA ont déjà bénéficié grandement du don annuel des livres que Evangelical Literature Trust octroie. Si vous n'avez pas encore joui de cette opportunité, vous êtes alors particulièrement prié de prendre bonne note de cette annonce.

“Maintenant Evangelical Literature Trust, de façon formelle, fait partie de Langham Partnership International, et notre catalogue des dons pour 2004/5 est présentement disponible.

Nous enverrons les copies, en y joignant d'autres offres spéciales, à toutes les institutions figurant sur notre fichier d'adresses. Le catalogue peut aussi être trouvé sur notre site web.

S'il vous plaît assurez-vous que votre copie vient.

Si vous êtes un bibliothécaire d'une institution théologique en Afrique et que vous souhaiteriez savoir plus , veuillez visiter notre site web:

www.langhampartnership.org

et regardez à Langham Literature, ou encore contactez Tina Lowe, Langham Literature Administrator à l'adresse suivante:

tina@langhampartnership.org


2. Philosophie d'accroissement des collections (2e partie) 

Dans le dernier numéro de BIBLICO, l'un des points principaux concernait la philosophie d'accroissement des collections. Comme ce sujet est si important, il serait approprié de dire un peu plus de mots là-dessus.

La philosophie d'accroissement des collections traduit les programmes éducationnels et de recherche de l'école en un instrument bibliographiquement utile. Le point focal est le contenu intellectuel de la bibliothèque et il faut refléter l'intersection entre les programmes éducationnels de l'école et les tendances courantes dans le débat théologique.

Combien d'entre nous réfléchissent suffisamment sur l'accroissement des collections? Ne sommes-nous pas plus préoccupés des amendes des remises tardives des documents et de l'administration journalière de la bibliothèque? Est-ce que nous laissons au corps enseignant de choisir au hasard? Serait-il que nos collections sont de travers parce que le/la bibliothécaire a permis à un seul des professeurs de l'école de pousser tout le budget là où bon lui semble, ou parce que le/la bibliothécaire a fait Qu'un seul domaine puisse prédominer dans la sélection des livres et bases de données? L'accroissement des fonds est une tâche intellectuelle à laquelle le/la bibliothécaire doit accorder une portion significative de son temps.

Ce qui distingue une bibliothèque d'une simple collection des livres n'est pas premièrement le système de classification et organisation que les bibliothèques utilisent, mais la façon délibérée dans laquelle le fonds des livres a été constitué ou rassemblé. Que vous soyez entrain de planifier une bibliothèque de 2.000 monographies ou de 20.000, vous devriez essentiellement faire ce travail en utilisant les mêmes bibliographies, catalogues et répertoires des livres. Le fonds des titres potentiellement désirables est presque le même dans les deux cas (1995: Williams). Passer en revue cette information est intellectuellement exigeant et cela prend du temps.

La plupart de bibliothèques de renom ont une “collection spéciale." Si vous visitez les grandes universités de votre pays vous trouverez qu'elles sont extrêmement fières de leur “collection spéciale." Serait-il nécessaire que les bibliothèques théologiques aient des collections spéciales -- c'est à dire des collections à part au sein de la large collection qui mettent L'emphase sur un domaine particulier? J'ai récemment visité une université qui a une collection très frappante des anciennes Bibles, par exemple.

Si vous pensez que vous n'êtes pas qualifié pour dire mot sur L'accroissement de votre bibliothèque, il est temps de vous lancer vous-même le défi! Faites un diplôme universitaire en théologie en prenant un programme par correspondance. Suggérez au Directeur de votre école (séminaire) de vous permettre de participer (avec les étudiants!) à un certain nombre des cours par semaine dans l'intérêt d'être capable de pourvoir un service de qualité dans la bibliothèque. Ne sentez aucune honte de demander à l'autorité de vous accorder un jour entier par mois en dehors de votre campus pour faire la ronde des librairies locales, des bibliothèques et des éditeurs, soit pour acheter les livres ou pour imprégner personnellement de ce qui est en offre sur le marché. Vous pourriez aussi circuler pour noter les ressources électroniques et vous faire une idée sur ce que votre bibliothèque peut faire. La plupart d'entre vous vont dire “nous n'avons pas le temps." Ma réponse est, “forgez le temps! C'est important pour votre institution et pour votre bibliothèque!"

En tant que bibliothécaires et documentalistes, nous n'avons pas besoin de nous excuser de demander aux autorités de nous accorder le temps de sortir pour un perfectionnement professionnel. En fin de compte votre école va bénéficier!


3. Bibliothèques digitales et bibliothécaires digitaux

Dans les parutions précédentes de BIBLICO j'avais parlé sur le besoin qui est le nôtre de regarder plus loin que les murs de nos institutions et D'évoluer vers la création des bibliothèques sans murs.

Les bibliothèques digitales et les bibliothécaires digitaux ont pour rôle de briser les barrières qui empêchent la dissémination de l'information/ connaissance. Si vous voulez “évoluer avec le temps," il est impératif que votre façon de penser aille au-delà des murs de votre bibliothèque!

Un article très utile sur ce sujet des bibliothèques digitales et bibliothécaires digitaux est “The Role of a Digital Librarian in the Management of Digital Information Systems" par V. Sreenivassul, in The Electronic Library 18/1 (2000): 12-20.

La plupart des idées contenues dans l'article de Sreenivassul sont exprimées dans mon résumé suivant.

Fondamentalement les bibliothèques digitales sont des bibliothèques électroniques dans lesquelles un grand nombre des lecteurs géographiquement distants peuvent avoir accès au contenu des nombreux et divers supports électroniques textes en réseau, images, cartes, sons, vidéos, catalogues des marchandises, une collection de données scientifiques ou de commerce ou officielles ces supports incluent aussi des hypertextes, des hypermédias, et des compositions multimédias.

La plupart de fois l'information est stockée dans une forme électronique ou digitale. Une collection d'une information digitale peut inclure des livres digitaux, des images digitales scannées, des dessins, des données textuelles et numériques, etc. Une bibliothèque digitale est supposée permettre L'accès à des collections ayant l'information digitale.

Une bibliothèque digitale peut être:

  1. Fichiers des données à lire sur machine 
  2. Eléments constitutifs de toute infrastructure nationale d'information 
  3. Des bases de données sur internet et information sur CD-ROM 
  4. Dispositif de stockage d'information pour ordinateur 
  5. Systèmes informatisés de bibliothèque en réseau

Streenivassul dit que la définition suivante de la bibliothèque digitale est probablement la plus correcte:

“Une bibliothèque digitale garde tout, ou une partie substantielle, de sa collection dans le format exploitable sur ordinateur, qui est une alternative [supplémentaire ou complémentaire] au format traditionnel constitué d'imprimés et microfilms qui actuellement dominent les collections des bibliothèques."

Comme on peut s'y attendre, les bibliothécaires digitaux gèrent une grande masse des données, conservent de collections uniques dans leur genre, pourvoient un accès rapide à l'information, facilitent le traitement des données recueillies à partir de plusieurs sources et permettent de disposer des multiples environnements d'étude. Ils aident à mener des recherches qui ne sont pas manuellement faisables, et plus avantageusement “ils offrent de protéger le contenu de l'information privée."

Spécifiquement, quelles sont les tâchent du bibliothécaire digital?

  1. Gérer les bibliothèques digitales! la même tâche que celle du “bibliothécaire traditionnel," mais le format diffère. 
  2. Organiser la connaissance et l'information digitales aussi “tâches traditionnelles," sauf que le format diffère. 
  3. Disséminer l'information digitale à partir de l'information digitale logée dans l'ordinateur 
  4. Pourvoir des services de référence digitaux et des services concernant l'information électronique 
  5. Pourvoir “le creusage de la connaissance" à partir des magasins d'information qui émergent. 
  6. Manier les tâches d'une massive digitalisation, du processus de stockage digital et de conservation digitale 
  7. Pourvoir un accès et une récupération universels de la connaissance digitale, viser l'accès pour tous 
  8. Catalogage et classification des documents digitaux et connaissance digitale

Je suis sûr que vous identifiez beaucoup des tâches/ concepts de la bibliothéconomie traditionnelle dans la liste ci-dessus. La digitalisation ne fait pas si peur qu'elle paraît à première vue. Depuis les rouleaux de la Mer morte et la bibliothèque de Qumran, les bibliothécaires n'ont cessé D'organiser l'information et de la rendre disponible. Un fait est que nous nous butons à deux extrêmes – Qumran était d'un accès strictement limité (seulement les membres de la communauté essénienne!), alors que pour la bibliothèque digitale le but est l'accès pour tous.

Ce que je trouve particulièrement encourageant est le concept de “briser les murs” et une éventuelle “bibliothèque universelle” avec “un accès universel.” Quels sont les espoirs des bibliothèques digitales dans le Tiers Monde? Si vous avez accès à une université dans votre pays, un article intéressant à lire est:

Witten, I. “The Promise of Digital Libraries in Developing Countries." In The Electronic Library 20/1 (2002): 7-13.

Si vous avez accès à l'internet mais sans avoir accès à l'université vous feriez mieux de consulter “Emerald's Library Technology Journals" (quelques-uns sont gratuits).

www.emerald-library.com


4. Livres électroniques

Dr Thomas R. Kochtanek (Library Technology Journals de Emerald) a écrit un important article, Developments in e-Books. L'histoire des livres électroniques a commencé en 1938 quand H. G. Wells publia son oeuvre World Brain, une encyclopédie de toute la connaissance humaine enregistrée. Kochtanek fustige que ce “concept a mis en route les idées qui donnèrent lieu à la fois à la révolution de la bibliothèque digitale et à la notion du livre électronique." Un autre changement intéressant dans le développement des e-books (livres électroniques) eut lieu en 1968 quand Alan Kay créa un model simulé d'un ordinateur avec un performant écran pour visualiser un texte. Il suggéra que les livres électroniques “allaient être quelque chose D"ordinaire dans un futur proche!" En 1999 “netlibrary" lança un service internet concernant le livre électronique qui marqua le début de la révolution du livre électronique.

Allons-nous bientôt voir les livres électroniques dans des bibliothèques théologiques? Selon Dr Kochtanek le contenu constitue la force motrice derrière le mouvement du livre électronique (la fiction populaire à ce stage selon Kochtanek).

A propos du projet “Gutenberg archives” des livres qui sont maintenant dénués de droit d'auteur (et de ce fait qui sont dénués du coût associé au droit d'auteur). Ils sont vraiment moins chers. Le projet Gutenberg réponds aux demandes des oeuvres électroniques dont le droit d'auteur a été retiré.

Pour information sur les livres électroniques, Kochtanek suggère ce site web: www.e-books.org

digital.library.upenn.edu/books est le site web qui pourvoit l'accès à à peu près 20.000 titres qu'on peut exploiter gratuitement sur internet.

Selon Kochtanek les problèmes associés aux livres électroniques en ce moment tournent autour du contenu et des limitations des technologies de L'internet. L'apparence physique des livres électroniques n'aborde pas jusques-là la résolution de la page imprimée. Ce que Kochtanek appelle “technologies personnalisées" (appareils manipulables à la main) va probablement être la technologie future du livre électronique.

Il semblerait que les livres électroniques ne doivent pas remplacer nos très intimes copies imprimées (particulièrement dans les bibliothèques théologiques d"Afrique) du moins pour le moment!


5. Avons-nous besoin des bases de données électroniques?

Cette question fut posée par l'éditeur de l'University of Natal Library Bulletin 313 (Novembre 1999).

Renee Damonse liste les éléments suivants comme avantages des bases de données électroniques:

  1. consommation de temps moindre plus que la copie traditionnelle au
    format imprimé par exemple permet la recherche d'un nombre des mois et
    D'années simultanément (au lieu de vous limiter à consulter les exemplaires
    un à un comme l'on fait pour les journaux imprimés)
  2. Une file des termes / mots clés peuvent être combinés ceci est
    impossible avec les journaux imprimés.
  3. Si vous utilisez les bases de données sur internet, elles ont tendance
    à être plus à jour que les formats imprimés.
  4. Les bases de données électroniques offrent une aide
  5. Très important – les bases de données électroniques couvrent un
    moindre espace physique
  6. Les bases de données électroniques permettent d'avoir “une
    bibliothèque virtuelle" pour des bases de données gérées en réseau, ce qui
    permet au chercheur de recevoir l'information là où il est sans avoir donc
    besoin de se déplacer de son bureau pour aller consulter les ressources sur
    les rayons
  7. Les bases de données en réseau font que l'information soit accessible
    à un grand nombre d'utilisateurs plus que le format imprimé
  8. Quelques bases de données commerciales permettent aux utilisateurs de
    demander les ressources que l'utilisateur manque dans sa bibliothèque
    électronique
  9. L'OPAC de l'utilisateur peut être conçu de façon qu'on soit capable de
    s'envoyer soi-même les données, ce qui plu tard peut permettre de constituer une bibliographie
  10. On peut avoir accès aussi à OPAC à partir du bureau, ce qui évite
    encore un déplacement inutile vers les rayons de la bibliothèque juste pour
    consulter les bases de données
  11. Acquérir les bases de données électroniques rend le bibliothécaire
    sûr qu'il se maintient au courant de la façon dont s'accroît le besoin en
    information électronique des étudiants utilisateurs d'ordinateurs.
  12. Les bases de données électroniques font que les bibliothécaires
    restent informés sur l'évolution scientifique qui prévaut dans le monde.

Quels sont les désavantages des bases de données électroniques (selon Damonse):

  1. Coût élevé des bases de données électroniques en comparaison avec le
    support imprimé (un surplus de 20% par an)
  2. Les exigences informatiques nécessaires pour l'exploitation des bases
    de données sont constamment changeantes, ce qui signifie une constante mise
    à jour de l'équipement
  3. Les bibliothèques sont souvent à la merci des vendeurs et fournisseurs
    des bases de données et des budgets de l'institution hôte qui se
    rétrécissent
  4. Le coût d'un document à accès unique, à l'opposé d'un achat réseau ou
    bail, peut aussi différer grandement. Plusieurs bibliothèques peuvent
    seulement se permettre l'option d'usage séparé
  5. Les bases de données électroniques consomment le temps suite aux
    problèmes liés aux parties matérielles d'ordinateur, aux logiciels ou aux
    réseaux
  6. Les bases de données utilisant l'internet sont à la merci d'un service
    internet très lent et coûteux
  7. Le problème de louer la base de données plutôt que de l'acquérir pour soi
  8. Ceux qui n'aiment pas utiliser l'ordinateur!

Y aurait-il des lecteurs de BIBLICO qui ont un commentaire à formuler concernant les bases de données électroniques? Je serais très content d'inclure vos points de vue dans le prochain numéro de BIBLICO.


6. Vos courriers

Korklu Laryea (Bibliothécaire adjoint de Akrofi-Christaller Memorial Centre, Akropong-Akuapem, Ghana) écrit:

“Récemment j'ai eu le plaisir de lire BIBLICO No 8 qu'Allison Howell, qui est un de mes collègues, m'a fait parvenir. Mon impression est que BIBLICO est le seul bulletin de son genre sur le continent et je souhaite qu'il demeure plusieurs années."

Nous sommes heureux de vous compter parmi nos lecteurs et espérons que vous serez un futur contributeur à BIBLICO.

Eh bien, chers amis, j'espère vous adresser mot encore tard dans l'année. S'il vous plaît écrivez et envoyez-nous vos idées pour le numéro prochain de BIBLICO. Ce bulletin est le vôtre, et nous avons besoin de vous écouter! Vos contributions peuvent concerner n'importe quel sujet pertinent et la longueur est à votre choix. Demandez des questions à vos collègues bibliothécaires ou permettez-nous de connaître au moins un des défis que vous expérimentez dans votre travail.

Comment vont tous les merveilleux amis que j'ai rencontrés à l'atelier des bibliothécaires l'année passée (Kenya, Septembre 2003)? Ecrivez, les gars!

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Que Dieu vous bénisse.

David Fitz-patrick Editeur dfitz@new.co.za

Traduction en Français Pontien N. Batibuka Pontiennb@yahoo.com

 

This page last modified: 3/4/2008 2:42:43 PM
 

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