<--Back

FORUM DE LA COHETA Forum #4

La mission de la COHETA est de promouvoir
une formation théologique évangélique de qualité en Afrique
en disposant les services d¹appoints,
en facilitant les agréments académiques et en encourageant
la coopération au niveau continental et inter-continental.


L¹un des objectifs de la COHETA est de faciliter le réseau et la coopération
parmi les écoles théologiques en Afrique. Un moyen que nous pouvons adopter
pour le faire est de fournir un forum électronique pour l¹échange d¹idées en
rapport avec l¹éducation théologique évangélique. Bâti sur une considérable
et large circonscription des nouvelles courriels de la COHETA, avec au-delà
de 1.000 lecteurs, la COHETA pourvoit un tel forum sur une base périodique
pour la distribution de brefs articles qui peuvent s¹avérer très utiles pour
les écoles en marchent vers une excellence et un renouveau en éducation
théologique évangélique. Nous utilisons le nom ŒForum de la COHETA¹ pour
désigner cette publication e-mail périodique.

Les lecteurs sont conviés à soumettre des éventuels articles pour des
éditions futures à : <sbcunn@hisen.org>. Les contributions acceptées seront
distribuées comme des questions du Forum de la COHETA. Bien que la COHETA
soit dans le plaisir de promouvoir une telle discussion, ceci ne veut
pourtant pas nécessairement dire qu¹elle souscrit aux idées contenues dans
chaque article. Les réponses auxdits articles devraient directement être
adressées à l¹auteur.

L¹article ci-dessous est l¹¦uvre de Jim Plueddemann. Dr Plueddemann est le
titulaire de chair du Département de Missiologie/Evangélisation et Etudes
Interculturelles à Trinity Evangelical Divinity School. Il peut être
contacter à jpluedde@tiu.edu.


« Enseignons-nous la Bible ou enseignons-nous les étudiants ? »

L¹enseignement clair de l¹Ecriture ainsi que son application aux besoins de
la personne. De l¹église et de la société sont nécessaires. Mais ni le
contenu ni l¹application est suffisant à lui seul ; et l¹un sans l¹autre est
dangereux. Pourtant beaucoup d¹enseignement de la Bible dans l¹église
locale et dans le séminaire est soit basé sur la matière soit sur
l¹étudiant. Nous devons re-examiner l¹interdépendance nécessaire entre la
connaissance et la pratique.

Une fausse dichotomie

Les tâches du savoir biblique ainsi que de l¹enseignement biblique se
rapportent bien que différentes. Le professeur novice de la Bible peut être
un savant compétent qui a maîtrisé des langues anciennes, développé
l¹habitude de la recherche et devenir ainsi un expert dans un domaine
spécifique de la connaissance. Mais dans la salle de classe, l¹enseignant
est appelé à découvrir que les étudiants ne connaissent pas si le livre
d¹Hébreux est dans l¹Ancien ou Nouveau Testament. Beaucoup n¹ont jamais
entendu parler du calvinisme ou de l¹Eschatologie. L¹enseignant est
consterné par l¹analphabétisme biblique et théologique des étudiants et
blâme les églises locales pour le manque d¹enseignement biblique solide.

Les éducateurs de l¹enseignement basé sur le contenu à enseigner, d¹une
part, présument que l¹analphabétisme biblique est le résultat de « l¹eau
versée par terre» de l¹éducation basée sur l¹étudiant dans l¹église locale,
et argumentent en faveur d¹un enseignement rigoureux du contenu biblique
solide. Ils mènent une lutte acharnée contre l¹éducation basée sur
l¹étudiant, laquelle accentue les sentiments et les besoins sentis sur
l¹enseignement du contenu pur de la Bible.

Les éducateurs de l¹enseignement basé sur l¹intérêt personnel, d¹autre part,
sentent que la transmission du contenu de la Bible à lui seul ne suffit pas.
Ils disent que les étudiants oublient assez vite les faits de la Bible s¹ils
ne parviennent pas à percevoir leur intérêt ; ils deviennent ainsi
analphabètes. Partant de leur point de vue, le blâme à l¹endroit de
l¹analphabétisme biblique est le manque d¹intérêt personnel des modèles
d¹enseignement de transmission du contenu.

Une synthèse

Enseigner la Bible n¹est pas comme gérer une usine, pareil aux étudiants
tête vide comme des containers dans lesquels on doit déposer une pile de
sagesse. Et moins encore, enseigner la Bible n¹est pas simplement un
exercice thérapeutique. La théologie n¹est pas simplement un outil pour
aider les étudiants d¹entrer en contact avec leurs sentiments pour qu¹ils
deviennent plus auto-actualiser. L¹enseignement de la Bible, lequel est
divorcé de la vie, conduit à l¹orthodoxie morte. Alors qu¹enseignement des
solutions aux problèmes de la vie sans une compréhension de l¹Ecriture
conduit à l¹hérésie et aux églises mortes.

Les éducateurs de l¹enseignement basé sur la matière assument que
l¹apprentissage des concepts bibliques développera mystérieusement la
maturité spirituelle en les apprenants. Ils assument que si les étudiants
apprennent l¹esquisse du livre de Romains, les voyages missionnaires de
Paul, les localisations des Douze tribus d¹Israël, et peuvent réfuter la
théorie « JEDP », la tâche d¹enseignement du professeur de la Bible serait
accomplie. De là, ce sera le travail du Saint-Esprit ou celui d¹un autre
département académique d¹aider les étudiants à mettre les faits théologiques
en pratique et ainsi promouvoir la croissance spirituelle.

Mais les philosophies de l¹éducation basée purement sur l¹intérêt personnel
peuvent être même plus dangereuses que celles de l¹enseignement basé sur la
matière. Elles réagissent tout droit contre l¹orthodoxie morte et contre
l¹enseignement des faits bibliques inertes. Mais leur enseignement peut
devenir une réplique pour simplement aider quelqu¹un à bien se sentir. Le
sens original de l¹Ecriture est ignorée alors que trop d¹importance est
accordée à « ce qu¹elle signifie pour moi ».

Ceci est donc un dilemme entre les philosophies de l¹enseignement basé sur
la matière et l¹enseignement basé sur l¹étudiant. Enseignons-nous la Bible
ou enseignons-nous les gens ? Le but de l¹enseignement est-il mieux atteint
à travers la transmission de la vérité absolue ou à travers la facilitation
de la croissance personnelle dans les étudiants.

Le débat séculier

Le débat n¹est pas unique à l¹enseignement de la Bible. Les éducateurs
traditionnels séculiers avancent que les écoles devraient revenir « à
l¹essentiel » de l¹enseignement des disciplines académiques et de gr es
idées des Lettres classiques, alors que les éducateurs progressistes sont
engagés à la tâche d¹aider les étudiants à préparer leurs travaux devenant
de bons citoyens, et à devenir des auto-réalistes être humains.

John Dewey (1902) s¹oppose contre la dichotomie entre l¹enfant et le
programme, entre la logique et la psychologie, entre la liberté et la
discipline.

Whitehead, quant à lui, s¹oppose à l¹enseignement des « idées inertes » ou
des idées qui ne sont pas en rapport avec d¹autres idées et avec la vie. «
La culture est une activité de pensée, et la réceptivité à la beauté et au
sentiment humain. Les bagarres de l¹information n¹ont rien à faire avec
elle. Un homme simplement bien averti est le plus inutile de porter en lui
la terre de Dieu. » (Whitehead, 1929, p. 1).

Le danger

La dichotomie entre enseigner la Bible et enseigner les étudiants est
dangereuse. D¹une part, enseigner la Bible pour elle seule est une
idolâtrie. Nous étudions la Bible, ainsi nous pouvons connaître Dieu. Mais
nous adorons Dieu, non pas la discipline académique de l¹étude de Dieu.
D¹autre part, enseigner les étudiants pour leur propre auto-réalisation fait
des gens une idole, ignore le pouvoir du péché et ignore le standard absolu
de la vérité révélée de Dieu.

Les éducateurs peuvent tenter de résoudre le dilemme à travers la balance
des exigences du programme entre les cours basés sur la matière et le cours
basé sur l¹intérêt personnel. Les départements de la Bible peuvent essayer
de surmonter la tension en ayant deux filières. Les étudiants brillants
peuvent faire la théologie « pure » avec le Grec et l¹Hébreu, alors que les
étudiants les plus ordinaires peuvent suivre la filière « légère » de la
Théologie appliquée. Mais de telles stratégies pour une balance du
programme font seulement la promotion des pires de deux mondes. Ces
tentatives à la balance du programme conduisent soit aux penseurs d¹une tour
d¹ivoire soit aux praticiens irréfléchis. Balancer les deux extrêmes du
programme conduit rarement à l¹intégration réelle.

Le besoin d¹un autre paradigme se fait sentir

Au lieu d¹argumenter en faveur de l¹enseignement basé sur la matière contre
l¹enseignement basé sur les étudiants, et au lieu de tenter de balancer le
programme entre les deux. Le besoin Le besoin d¹un autre paradigme se fait
sentir. Ce paradigme place l¹enseignement basé sur la matière et les
expériences des apprenants dans une tension interdépendante.
L¹interdépendance entre la foi et la vie n¹est pas une nouvelle idée. La
tension d¹interdépendance entre la Parole de Dieu et l¹expérience de vie
commença avec Adam et Eve. Les patriarches de l¹Ancien Testament, les
Juges, les prophètes et les poètes crièrent pour qu¹Israël suive
soigneusement tous les commandements que le Seigneur avaient donnés. Chaque
verset du Psaume 119 est un exemple de l¹interdépendance entre la parole et
l¹expérience personnelle. L¹enseignement de Jésus fait la même chose.

Jésus n¹avait jamais donné un enseignement basé sur la matière qui soit
divorcé de la vie, et moins encore il n¹avait enseigné des solutions aux
problèmes pratiques sans enseigner la Parole. L¹enseignement de Jésus aux
deux disciples sur la route d¹Emmaüs est l¹un de bons exemples de
l¹interdépendance entre le contenu et l¹expérience. Jésus commença par
poser des questions à propos de l¹expérience présente des disciples. Il
commença par leurs besoins sentis, leur situation du problème. Ainsi,
commençant avec Moïse et tous les prophètes, il leur expliqua ce qui était
dit dans les Ecritures 133 son sujet. Son enseignement n¹était pas un
discours magistral isolé ­ il avait émergé de la tristesse de deux personnes
aux faces abattues, et d¹une compréhension étendue de l¹Ecriture.
Il y avait une tension entre l¹expérience de deux disciples et les
Ecritures. Jésus les aider à intégrer la tension personnelle et les
Ecritures. Il n¹enseigna pas un concept théologique impertinent. Moins
encore, il ne les faisait pas asseoir en cercle pour étudier une thérapie
méditationnelle en vue de résoudre une peine et en vue d¹améliorer leurs
sentiments de valeur personnelle. Jésus les poussait ainsi à méditer sur la
tension entre le contenu de la Parole et leur besoin présent.

Chacune des épîtres de Paul démontrait l¹interdépendance de la vérité et la
vie. Même les écrits les plus systématiques de Romains 1-11, émergent des
besoins connexes de vie des peuples dans l¹église à Rome.

Barth était impressionné de la manière dont Calvin établissait le lien entre
la vérité et la vie.

« Combien énergiquement Calvin, ayant tout d¹abord établi ce qui tient dans
le contexte, se met lui-même à re-penser toute la matière et à se débattre
avec elle, jusqu¹aux murs qui séparent le seizième siècle au premier devenu
transparent ! Paul parle, et l¹homme seizième siècle attends. La
conversation entre le récit original et le lecteur tourne autour de la
matière, jusqu¹à ce qu¹une distinction entre hier et aujourd¹hui devienne
impossible » (Barth, 1933, p. 7).

Dire que la Bible est pratique ou pragmatique ne veut pas dire qu¹il y a une
corrélation une à une entre chaque verset de l¹Ecriture et les besoins
présents sentis. La Bible est pratique parce qu¹elle nous aide à connaître
Dieu, et connaître Dieu est infiniment pratique, mais connaître la Bible
n¹est pas synonyme de connaître Dieu. Nous grandissons progressivement dans
notre relation avec Dieu comme nous explorons la tension entre notre
expérience et la Bible, ainsi que notre réponse dans l¹obéissance.

Ceci ne signifie pas que la vérité absolue est générée par l¹expérience.
Dire que la Bible est pragmatique ne nie pas le fait qu¹elle soit en même
temps vérité absolue. Dieu nous dit que toute Ecriture est utile. Dieu
seul est auteur de la vérité. Mais jusqu¹à ce que nous le voyions face à
face, notre compréhension de la vérité reste non-absolue, et notre
compréhension de la vérité est significativement influencée par
l¹expérience.

L¹enseignant efficace est comparable à une personne qui prend une corde
solide, lie un bout au tour de grandes idées de l¹Ecriture, lie l¹autre bout
au tour des thèmes majeurs de la vie. Et ainsi, à travers le pouvoir de
l¹Esprit, lutte à tirer les deux ensembles. L¹éducateur de l¹enseignement
basé sur la matière est occupé, tirant un bout de la corde vers la Parole,
alors que l¹éducateur de l¹enseignement basé sur l¹intérêt personnel tire la
corde vers les besoins sentis des étudiants. Même si par hasard les deux
utilisent les bouts opposés de la même corde, il y a un besoin urgent pour
les tireurs de la corde remplis par l¹Esprit.

L¹analyse éducationnelle

Dans le but de mieux comprendre le paradigme de la tension interdépendante,
les deux côtés du dilemme seront analysés en voyant comment chacun devra
répondre à ses trois questions :

  1. Quelles sont les assomptions au sujet de la nature de l¹apprenant ?
  2. Quels buts éducationnels devrions-nous chercher ?
  3. Quelles sont les bonnes méthodes éducationnelles ?
L¹éducateur de l¹enseignement basé sur la matière

L¹éducateur de l¹enseignement basé sur la matière assume que l¹apprenant est
ignorant, avec une compréhension et connaissance limitée. Les buts
éducationnels proviennent de la déficience entre ce que l¹apprenant connaît
et ce que l¹éducateur estime l¹apprenant devrait connaître. La Bible est
enseignée de la perspective de son sens original et de son interprétation
historico-grammaticale.

Les techniques de la haute critique sont enseignées de pair avec les
esquisses du livre. Les méthodes éducationnelles préférées accentuent le
moyen pour la communication de la connaissance et de la vérité d¹une manière
efficace. 

Les méthodes d¹enseignement créatives pour les éducateurs de l¹enseignement
basé sur la matière peuvent servir de la technologie pour la transformation
de l¹information, technologie telle que les vidéos, l¹instruction
programmée, les ordinateurs, les films projecteurs peuvent être utilisés.
L¹éducateur de l¹enseignement basé sur la matière assume que l¹apprenant est
pareil à la matière première pour la ligne de l¹assemblée théologique de la
connaissance.

La transmission de l¹information au travers des exposés magistraux présentés
clairement et l¹usage approprié de la technologie est bonne et peut même
être nécessaire, mais la transmission de la connaissance seule n¹est pas
suffisante.

L¹éducateur dont l¹enseignement est basé sur l¹étudiant

L¹éducateur dont l¹enseignement est basé sur l¹étudiant tend à identifier
l¹état courant de l¹apprenant. L¹apprenant est perçu non comme défectueux
ou immature, mais plutôt comme une personne avec de riches expériences, de
profonds sentiments, une grande dignité et valeur. Les buts pour
l¹enseignement de la Bible accentuent l¹établissement des relations avec
Dieu et avec les autres. Les objectifs incluent la santé émotionnelle,
devenant au courant des sentiments de quelqu¹un, et de sa propre
réalisation. La piété, l¹adoration et les disciplines spirituelles de la
prière, le jeûne et la méditation sont inclus dans le programme. La Bible
n¹est pas beaucoup enseignée du point de vue de ce qu¹elle dit aux Hébreux
et aux Grecs, mais du point de vue de ce qu¹elle dit à l¹auditeur moderne.

Les méthodes éducationnelles fournissent des opportunités pour l¹interaction
sociale, l¹établissement des relations interpersonnelles, la stimulation de
la réflexion personnelle et l¹encouragement d¹une communauté à visage
humain. Le groupe partageant les expériences, reportant les sentiments et
la prière pour les besoins des autres dans la classe peuvent être des
méthodes spécifiques. L¹éducateur basé sur l¹intérêt personnel assume que
l¹apprenant est pareil à une fleur sauvage, prête à s¹éblouir sous les
bonnes conditions. Mais l¹intérêt personnel sans une profonde compréhension
de la vérité absolue révélée par Dieu est sans signification. La recherche
pour l¹intérêt sans une compréhension de la Vérité est en fin de compte
impertinente.

L¹éducateur pèlerin

L¹éducateur pèlerin voit l¹apprenant non pas comme un trait du produit de
l¹assemblée ou comme une fleur, mais comme un pèlerin. L¹apprenant est un
processus, mais le processus ne qu¹une partie du but. Le processus personnel
a un but externe. L¹état présent du pèlerin n¹est pas perçu comme un
déficit, mais il n¹est pas non plus idéalisé. L¹objectif éducationnel est
d¹équiper le pèlerin d¹une compréhension de la Carte que Dieu a donnée et
l¹aider dans la puissance de l¹Esprit de profiter des expériences de
précédents pèlerins, afin que le pèlerin puisse atteindre la Cité Céleste.
Un objectif connexe est celui du développement du pèlerin. Dieu n¹est pas
seulement intéressé par la position temporelle du pèlerin, mais plutôt de
son caractère. La matière du sujet biblique sert d¹un outil nécessaire pour
guider et développer le pèlerin. Mais ces matières ainsi que l¹intérêt
personnel sont inappropriées pour le pèlerin.

La méthodologie éducationnelle du pèlerin cherche à forcer la réflexion
critique entre l¹expérience personnelle et la Bible. La Bible est
clairement enseignée, mais l¹enseignement du contenu n¹est pas la fin ­ il
est un moyen. L¹enseignant doit défier l¹étudiant pour explorer la tension
entre le standard de Dieu et les expériences de vie, et aider l¹étudiant à
tirer les deux ensemble. Ceci peut être fait de plusieurs manières ­ à
travers un exposé magistral stimulant, à travers l¹usage de la technologie
éducationnelle ou à travers une méthode de discussion dialectique. Beaucoup
de méthodes et combinaisons de méthodes sont appropriées. L¹enseignant
efficace de la Bible est un bon enseignant de la matière, mais aussi défit
constamment les étudiants à se débattre avec les implications bibliques pour
les dilemmes éthiques, problèmes dans l¹église et le mode de vie
personnelle. L¹enseignant efficace devra constamment tenir l¹Ecriture
absolue dans la tension avec les vues du monde et vie modernes.

Dewey (1902) emploie la métaphore des cartes pour enseigner
l¹interdépendance mutuelle entre la logique et la psychologie. Les cartes
sont des outils utiles pour les pèlerins.
Les éducateurs de l¹enseignement basé sur la matière devraient enseigner les
courses dans l¹histoire des cartes. La langue originale des cartes, les
théories de l¹interprétation des cartes et la haute critique des cartes.
Mais l¹étude des cartes ne doit pas prendre la place de l¹usage des cartes
pour un vrai pèlerinage.

Les éducateurs de l¹enseignement basé sur l¹étudiant devraient encourager
chaque étudiant à concevoir leur propre carte à partir des expériences
personnelles. Les expériences et les cartes de précédents explorateurs sont
ignorées. Les étudiants sont encouragés d¹errer dans les bois de la vie.
L¹éducateur n¹est pas trop concerné si les étudiants errent dans les marais
aussi longtemps qu¹ils construisent des relations significatives avec les
autres et comprennent mieux leurs propres sentiments comme un résultat de
l¹expérience. Il y a là un petit sens de l¹histoire ou un sens de
direction.

Dewey avance que l¹expérience de l¹enfant lui rend possible la bonne
compréhension des cartes. Mais que les cartes aussi aident l¹enfant d¹avoir
un bon pèlerinage. Les cartes et les expériences dans le voyage sont
dépendantes les unes des autres. Il n¹est pas sage de divorcer l¹étude des
cartes des expériences du voyageur. Et il est inutile au pèlerin d¹entamer
le voyage sans un sens de direction ou du but. Sans la Carte de la
révélation de la part de Dieu, Nous n¹avons aucune connaissance de qui nous
sommes réellement, où nous allons ou comment y arriver.

Suggestion pour l¹enseignement

La plupart des enseignants de la Bible acceptent que beaucoup doit être fait
pour pousser efficacement la réflexion critique sur la tension entre la
vérité biblique et les besoins de la personne, de l¹église et de la société.

Le Saint-Esprit est une force supranaturelle puissante laquelle aide à lier
ensemble les standards absolus de la Parole avec notre condition de péché.
Pourtant, le Saint-Esprit travaille à travers la Parole de Dieu, à travers
les enseignants doués spirituellement et à travers les apprenants sensitifs
spirituellement. Dépendre du Saint-Esprit signifie que les enseignants doués
spirituellement doivent continuer à « supporter de flamber » les dons que
Dieu lui a donnés. Parce que nous sommes impliqués dans une lutte entre les
forces du bien et du mal, il ne peut pas y avoir des résultats spécifiques
garantis qu¹importe la performance de nos paradigmes éducationnels ou
méthodologies. Mais les enseignants doués spirituellement ont beaucoup à
faire pour défier les étudiants à se débattre avec la vérité à la lumière
des problèmes de la vie.

  1. Aucun enseignant ne devrait être satisfait avec le simple dépôt « des
    idées inertes » dans la tête des étudiants pour être régurgité sur l¹examen
    final. Nous devons chacun hausser les niveaux d¹apprentissage. Les
    étudiants doivent être défiés à réfléchir, à analyser et à synthétiser les
    idées avec les problèmes dans la vie. Les examens devraient aller au-delà
    du rappel informationnel et ainsi inclure des questions qui puissent forcer
    les étudiants à interpréter et à utiliser une information en vue de
    démontrer le point de vue dans les problèmes courants. Les dissertations et
    les exposés magistraux en classe devraient pousser les étudiants à se
    débattre avec les majeurs concepts bibliques. Nous devons aussi pousser les
    étudiants à utiliser ces concepts en se débattant avec les problèmes dans
    l¹église et dans la société moderne. Par exemple, on peut donner des devoirs
    aux étudiants en leur demandant de faire des investigations sur « la
    théologie populaire » d¹une moyenne des laïcs et de comparer cette
    théologie-là avec les enseignements de tendances historiques en théologie.

  2. Les exigences d¹entrée dans un séminaire ou une université du niveau de
    la maîtrise devraient demander aux étudiants d¹avoir une expérience
    antérieure de travail avec les gens. Comment les étudiants pourront
    intégrer la théologie et la vie si la vie qu¹ils ont connue ne que celle de
    l¹école, et la seule théologie qu¹ils connaissent ne vient que des livres ?
    Les séminaires se demandent les recrutements des étudiants faibles, et elles
    se trouvent obliger de recruter les étudiants avec seulement une « moyenne
    B.A. » Les étudiants ne devraient pas avoir besoin une longue expérience,
    mais devraient avoir assez d¹expérience de connaître les gens ainsi que
    leurs problèmes. On pourrait leur demander de passer une certaine période
    (un été) comme un conseiller de camp ou être un encadreur laïc de la
    jeunesse dans une église. Une haute moyenne de pourcentage n¹est pas un
    pronostic de l¹habileté à intégrer la théologie et la vie.

  3. Les exigences pour la collation des grades académiques devraient
    comprendre plus que les crédits de la Bible. Chaque filière avec la Bible
    comme la branche principale devrait prendre au moins un cours en Education,
    en Développement humain ou en Communication. Tous les mémoires de maîtrise
    et toutes les thèses de doctorat devraient au moins avoir un chapitre
    relevant les implications du sujet particulier pour les besoins de l¹église
    ou la société d¹aujourd¹hui. Les programmes académiques qui utilisent dans
    l¹enseignement uniquement les « cartes » théologiques sans un intérêt pour
    le « voyage » sont moins bibliques.

  4. Les professeurs de la Bible doivent avoir plus que des références
    académiques ; ils devraient aussi inclure l¹expérience dans le ministère
    ainsi que l¹intérêt personnel pour les besoins théologiques contemporains
    dans l¹église. 

  5. Les matières principales en Education Chrétienne doivent être défiantes
    en vue de refléter constamment théologiquement sur ce qu¹ils font. Très
    souvent, un cours dans les méthodes d¹évangélisation n¹est pas connexe à la
    sotériologie, et les cours d¹administration de l¹église ignorent les
    perspectives des cours de l¹ecclésiologie. Très souvent les choses internes
    pratiques dans le ministère ne sont pas considérer à la lumière de la
    compréhension théologique.
Conclusion

Les éducateurs radicaux en appellent à la « re-scolarisation » de
l¹éducation théologique, mais le paradigme proposé du pèlerinage n¹est pas
radical. La connaissance biblique est nécessaire pour les pèlerins et doit
être enseignée. La plupart des méthodes d¹enseignement n¹auront pas besoin
de changer. Les structures courantes de l¹éducation théologique n¹ont pas
besoin d¹être démolies. Quelques professeurs de la Bible enseignent déjà de
manière à promouvoir l¹interdépendance intentionnelle du contenu de la Bible
avec les problèmes de la vie.

Mais le changement du paradigme pourrait avoir un effet dramatique. Aussi,
souvent les cours de la Bible ont-ils une réputation d¹être un exercice de
mémorisation des listes d¹alimentation. Les étudiants se plaignent que les
séances de classe de la Bible sont ennuyeuses, et que l¹ennui devient le
plus fort caché que le programme réel lui-même. Les cours de l¹Education
chrétienne ont très souvent une réputation d¹être des exercices en
techniques dans l¹usage de la sablière et des papiers de poupée. L¹éducation
dans l¹église fait face aux même problèmes pareils à ceux de séminaire
théologique ou institut biblique. Il y a un besoin urgent pour une
révolution silencieuse ­ un paradigme pèlerin de l¹enseignement de la Bible.
Les paradigmes communs de l¹éducation basée sur la matière à enseigner ou
sur les étudiants ne sauront pas fortifier le croyant ou bâtir l¹église.
Les professeurs ont besoin d¹un changement du paradigme ou d¹une révolution
tacite dans leur compréhension de l¹enseignement.

Que nous puissions communiquer la carte de la Parole à travers le pouvoir de
l¹Esprit de telle manière que les étudiants seront défiés et l¹église
fortifiée dans le pèlerinage de la signification éternelle !


Bibliographie

Barth, K. (1933). L¹Epître aux Romains. (Traduit de la sixième édition par
E.C. Hoskyns.) New York: Oxford University Press.

Dewey, J. (1902). L¹Enfant et le programme. Chicago: University of Chicago
Press.

Whitehead, A.N. (1929). Les Buts de l¹éducation. New York: The Free Press.

N.B.: 

cet article était d¹abord présenté aux professeurs de la Bible et
théologie à la Société Théologique Evangélique tenu à l¹Université de Taylor
au printemps de 1988.

<--Back

This page last modified: 4/21/2014 3:52:39 PM

Copyright © 2002 - 2014
Theological Education in Africa
in coordination with the 
contributing organizations and individuals.
info@TheolEdAfrica.org